« IL N'Y A PAS QUE LE VELO DANS LA VIE » de Lance Armstrong

Publié le par Fantomette à vélo

Je viens de terminer la lecture d'un livre que m'a prêté une amie cyclote et que j'ai trouvé absolument passionnant.  Il  s’intitule « IL N'Y A PAS QUE LE VELO DANS LA VIE » écrit par Lance Armstrong.
L’auteur y relate les différentes étapes de sa vie aux Etats-Unis et en Europe, sports divers, cyclisme, cancers, carrière interrompue …  C’est un individu que je connaissais très mal et dont j’avais entendu parler, sans m’y intéresser plus que ça, lors des Tours de France. J’ai donc appris que sa mère avait 17 ans seulement quand il est né, elle l’a beaucoup soutenu dans ses exploits sportifs et elle lui disait « Fais de chaque obstacle une chance nouvelle » et « On ne démissionne jamais », sacrées devises, non?  A 12 ans, il allait à la piscine à vélo (15 km) puis nageait ses 4000 m de 5h30 du matin à 7 h, il allait faire sa journée d’école et retournait nager 6000 m dans l’eau, soit au total 10 km de natation et 30 km de vélo par jour !!!  Il explique également qu'à 16 ans, il a été invité à passer des tests par la Cooper Clinic de Dallas, un laboratoire de recherche prestigieux qui avait lancé l’aérobic. Il a eu les résultats les plus élevés jamais obtenus dans ce laboratoire par rapport au volume d’oxygène qu’un individu est capable d’inspirer et d’utiliser, et il a été découvert qu’il produisait moins d’acide lactique que la plupart des gens, acide généré au cours de l’effort physique qui donne cette sensation de poumons qui brûlent et de courbatures, il est donc ressorti de ces analyses qu'il était capable d'endurer plus de souffrances physiques que la moyenne des gens tout en se fatiguant moins.  Donc, en lisant tout cela, je me dis que nous sommes loin d’être tous égaux devant l’effort sportif et la douleur physique qui en découle.  Plusieurs anecdotes sont citées, entre autres, le fait que certains cyclistes en cas de chute ou de choc font un soleil dans les airs et retombent littéralement sur leurs 2 pieds, sans aucune blessure, impressionnant! Il y raconte également sa montée au col du Télégraphe, au Galibier et enfin le col de Montgenèvre, suivis par une montée vers Sestrières, et décrit la descente du Galibier lancé à 110km/h (Brrr !), avec ses grands virages entre les pins. Mais au- delà de ses exploits sportifs dans le monde du cyclisme et de son image bien ternie ces dernières années suite aux problèmes de dopage dans le Tour de France que je n'évoquerai pas en détail ici, ce livre m'a apporté beaucoup par rapport à la perception de la vie en général.  A priori, les chances de survie de Lance Armstrong s'élevaient à 3% seulement lors de la détection de ses cancers par les médecins, et après sa rémission  il a quand même pu remonter sur son vélo, gagner des courses, et pas des moindres. puisqu'il gagne, entre autres, le Tour de France en juillet 1999, juste après sa maladie.  En dépit des souffrances physiques et morales qu'il décrit sans complexes tout au long de son livre, il s'est battu avec une véritable rage pour continuer de vivre et a gagné.  En outre, il a pu avoir un bébé avec sa femme grâce au sperme qu'il avait fait congeler in extremis juste avant son opération de cancer du testicule, ce qui relève presque du miraculeux.
Je conseillerais à tout cycliste atteint d'un cancer de lire cet ouvrage car il est porteur, à mon avis, d'un immense espoir.
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Publié dans Lectures

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