MON 2ème BCMF, Vercors, 13-14 juin 2009
Ce 2ème week-end de juin a été entièrement consacré au BCMF du Vercors. Après l'expérience du BCMF du week-end précédent dans le Haut-Bugey qui a été très arrosé par la pluie, tout le monde se réjouit de la météo car on nous annonce des températures de plus de 30 degrés et un beau soleil, un grand ouf !
Au lieu de départ à Crest, les Atscafiens se retrouvent pour récupérer les inscriptions, la plaque de cadre à accrocher sur le vélo et confier les sacs qui seront transportés au lieu d'hébergement du soir. Nous prenons rapidement un 2ème petit déjeuner avec boissons chaudes car le 1er petit déjeuner a été pris vers 5 heures du matin et il vaut mieux ingurgiter quelques calories avant de se lancer sur les circuits, le parcours Vercors Plus proposant un ravito à 62 km de là seulement.
Nous partons donc en direction d’Aouste sur Sye, le début du parcours est assez plat et permet de nous échauffer de manière agréable, sans forcer. Nous avons donc constitué deux groupes, un groupe pour la « Vercors Plus », et un groupe sur le parcours classique. Chacun monte à son rythme et il commence déjà à faire chaud, pourtant il est environ 9 heures seulement.
Quand nous allons vers Gigors, la montée s'accentue. Nous nous arrêtons au Belvédère qui surplombe un paysage spectaculaire. Beaucoup de cyclos y prennent des photos.
Vue du Belvédère au-dessus de Crest

C'est au Pas de Frécou, là où se fait la bifurcation entre les 2 parcours, que les garçons me convainquent de me lancer sur la « Vercors Plus » avec eux ... Il y a Jean-Jacques, Florian, Daniel C., Philippe D., Raymond, et Michel G. Je ne sais pas trop dans quoi je me lance mais décide d'y aller. Après tout, pourquoi pas ? Le paysage commence à changer et devient de plus en plus typique du Vercors.
S'ensuit une montée assez longue à travers les bois, certains cyclos me doublent, j'en double moi aussi mais dans l'ensemble il y en a plus qui me doublent que ce que moi j'en double
Vue plongeante en descendant du Col de la Bataille

La vue est belle d'en haut mais pas aussi impressionnante que celle que nous aurons le lendemain au Col de la Machine.
Ensuite, nous nous lançons dans une grande descente, puis ce sera une alternance de montées et de descentes qui commencent à nous faire un peu mal aux pattes. De plus, il me reste quelques courbatures du BCMF du week-end d'avant et il fait vraiment très chaud. Nous descendons ensuite sur Lente et Daniel a un souci avec son vélo : un rayon s'est cassé, misère ! Par chance, sa roue n’est pas trop voilée et ne l'empêche pas de rouler. Dans la montée qui va au Col de Carri, Philippe me double comme une fusée ! C'est à ce col que nous retrouvons Evelyne, Françoise, Christiane et Gilbert. Michel coince le rayon cassé de Daniel avec un élastique pour éviter qu’il bouge. La descente est très rapide de ce côté, tout le monde me double à des allures folles et il y a beaucoup de cyclos par moments. Tout à coup, j'entends un bruit terrible, comme une petite explosion, je me retourne et vois Daniel arrêté au bord de la route en train d'examiner son vélo. Evelyne "a tout vu" et me rejoint, elle essaye de contacter Bernard au cas où il serait par là et pourrait récupérer Daniel et son vélo "cassé" dans le Toyota (mais Bernard est bien trop loin à ce moment-là). Pour ma part, j'appelle Jean-Jacques qui envoie Florian et ce dernier fait demi-tour pour aller secourir Daniel. En fait, la roue étant voilée, les patins de frein touchaient le pneu et ont fini par le déchirer. Pas de chance pour Daniel. Michel pose un emplâtre en caoutchouc pour éviter qu’une hernie se forme avec la chambre à air.
Nous roulons tous vers Vassieux, où notre Gîte nous attend (le Piroulet). M'étant faite devancée une fois de plus et roulant seule, et étant étourdie, je ne regarde pas spécialement les flèches au sol et oublie pointer dans le village. Heureusement, à l'arrivée au gîte, Philippe me demande si j'ai pointé
.... et je me fais un peu gronder par Evelyne
car je n'ai pas lu comme il faut le papier remis le matin à Crest par les organisateurs. Je retourne donc en quelques coups de pédale faire tamponner mon carton et reviens soulagée m'installer au gîte, mais là m'attend une autre surprise ! En effet, alors que tous les autres Atscafiens sont regroupés dans des chambres soit de garçons, soit de filles, je me retrouve dans une chambre avec UN cyclo d'un autre club. "Non, ce n'est pas une erreur" m'affirme-t-on fermement à l'accueil
, bon ... Finalement, tout s'est arrangé car Christiane et Françoise ont vu arriver UN cyclo pour le 3ème lit de leur chambre. Du coup, j'ai pu échanger ma place avec ce monsieur et être avec mes copines ! ![]()
Après avoir pris une bonne douche, nous partons tous boire un verre à une terrasse de café à Vassieux, et c'est Christiane qui nous invite pour arroser le nouveau vélo qu'elle vient de s'acheter. Il fait très beau et il y a tellement de monde que l'on peine à rassembler suffisamment de chaises pour nous tous. Après le repas, nous décidons de faire un petit tour à pied dans Vassieux pour se dégourdir les jambes et je suis quand même un peu surprise de la fraîcheur de la température. C'est vrai que nous sommes à 1.000 m d'altitude, donc c'est tout à fait normal.
Dimanche 14 juin 2009
Le lendemain matin, je ne verrai pas Michel qui part très tôt pour éviter les grosses chaleurs. Gilbert et Jean-Pierre partent également un peu plus tôt en se disant que nous les rattraperons. Daniel accompagnera Bernard toute la journée dans le Toyota. Françoise ne se sent pas bien et préfère rentrer directement sur Crest en passant par le Col du Rousset et Die.
Le reste des Atscafiens s’élance à 8 h vers le col de La Chau dont nous avons regardé avec inquiétude la route la veille au soir car la montée est vraiment raide, surtout pour démarrer la journée, c'est un peu dur.
En montant au Col de La Chau

Nous nous regroupons ensuite au col de Chaud Clapier et redescendrons jusqu'au ravito de Lente. Nous passerons ensuite le col de l’Echarasson, puis le Col de Gaudissart avant d'arriver au Col de la machine et nous avons une vue extraordinaire sur Combe Laval de la route qui nous mène à ce col. Tout le monde s'arrête pour contempler le paysage.
En allant vers le Col de la Machine

Il y a un à pic vertigineux et le parapet n'est pas si haut que cela.

Daniel et Bernard nous attendent au Col de la Machine.
Combe Laval

Nous nous lançons ensuite en direction de St Jean-en-Royans où nous pourrons manger un repas chaud. Il y a une succession de montées et de descentes et 2 tunnels obscurs et avec des virages à l'intérieur. A l'entrée du premier, plusieurs organisateurs nous signalent ces passages dangereux, nous demandent de faire attention et de retirer les lunettes de soleil, heureusement d'ailleurs, car je n'y aurais pas pensé dans mon élan et même sans les verres teintés, on y voyait à peine. Ils ont posé un groupe électrogène dans le premier tunnel et cet éclairage nous évite de nous retrouver dans l’obscurité complète, c'est très curieux comme endroit.
Au moment où nous allons repartir, Yann arrive tout heureux des ses performances et Bruno arrivera quelques minutes plus tard car il prend des photos tout au long du parcours. Nos 2 compères se sont lancés sur la version des très gros costauds, i.e. 202 km pour 4.000 m de dénivelé en 1 jour
...
Au-dessus de St-Jean-en-Royans

Il y a enfin une petite descente, et je me crois au bout de mes peines quand on arrive à une bifurcation : à droite c'est pour le parcours "Mini-vercors" et à gauche c'est la direction qui me concerne. Je me lance donc sur le parcours de gauche qui suit avec des montées très raides et heureusement ombragées. Plusieurs cyclos s'arrêtent à l'ombre pour reprendre leur souffle, nous croisons évidemment un tracteur sur cette route très étroite, ce n'est pas l'idéal. Après, j'ai appris que les autres Atscafiens connaissaient cette difficulté, ils ont dû en discuter quand je suis allée remplir mes gourdes donc je n'étais pas du tout consciente de cette montée très raide. Certains cyclos ont préféré emprunter le parcours "de droite" pour éviter cette montée terrible.
Christiane, Bruno et Evelyne au ravito de Léoncel

Evelyne nous propose d'engranger un col de plus à notre actif qui ne figure pas sur le parcours officiel de ce BCMF. C'est ce que nous faisons en grimpant au Col de la Boîte avant de rejoindre le lieu du départ à Crest. Nous y retrouverons le reste de la troupe et sommes très bien accueillis par un cyclo qui a quitté l'ATSCAF en 2004, Claude VINCENT, et qui fait maintenant partie de l'A.S. de Crest car il n'habite plus dans la région lyonnaise, et un petit verre de Clairette de Die avec quelques cacahuètes sont grandement appréciés. Nous ne verrons pas Pierre D. qui s'est lancé sur la "Mini Vercors" - 142 km en 1 jour et 2.658 m de dénivelé, et qui est revenu à Crest après notre départ.
Au total pour les 2 jours, 237 km pour 4.500 m de dénivelé et une bonne quinzaine de cols.